Le terme « biométrie » désigne l’ensemble des procédés de reconnaissance automatique d’une personne par certaines de ses caractéristiques physiques (morphologiques, biologiques, comportementales).
Le mot « biométrie » est en réalité un anglicisme dérivant du terme biometrics. La langue française avait bien « anthropométrie », mais, limité aux mesures du corps humain, il a été écarté au profit de
« biométrie », plus moderne et qui inclut la notion de traitement informatique.
Caractéristiques physiques :
Analyses biologiques : odeur, sang, salive, ADN…
Analyses comportementales : voix, signature, frappe clavier, démarche, ...
Analyses morphologiques : Iris, empreintes digitales, reconnaissance faciale, géométrie de la main, rétine, veines,...
Ces éléments ont l'avantage d'être stables dans la vie d'un individu et ne subissent pas autant les effets du stress par exemple, que l'on retrouve dans l'identification comportementale.
Le choix des caractéristiques physiques est important. Il faut qu’elles soient tout à la fois :
discriminantes, pour différencier les personnes sans équivoque
invariables, pour assurer leur permanence
universelles, pour être appliquées à tout le monde
faciles à exploiter et acceptables culturellement par les utilisateurs
difficilement falsifiables
2 modes de fonctionnement :
Authentification (1:1): dans ce mode, on pose la question : « suis-je bien M. X ? ». Techniquement, le dispositif vérifie par rapport à un code (identifiant) saisi sur un clavier, ou lu par le passage d’un badge (carte à puce, magnétique, proximité, etc) que l’échantillon biométrique fourni correspond bien au gabarit désigné par l’identifiant.
Identification (1:N): pour ce mode, on pose la simple question : « qui suis-je ? ». A partir de l’échantillon biométrique fourni, le dispositif recherche le gabarit correspondant dans sa base de données.